La performance à l’ère des biotechnologies
Article rédigé en partenariat avec le Laboratoire Arts & Technologies de Stereolux
Avec les dernières avancées dans le domaine de la biologie, notre corps ne nous apparaît plus tout à fait comme celui que nous percevions jusqu’alors. La révolution génomique, la crise des perturbateurs endocriniens ou l’activisme pour la décolonisation du corps féminin en ont par exemple profondément bouleversé la perception ces dernières années. On explorera ici comment les artistes de la scène et du bioart détournent et questionnent les sciences du vivant et de l’évolution pour réclamer une vision post-anthropocentrique et hybride de nos corps ou une réappropriation trans-hack-féministe de la médecine. Une “crise dans le corps” laissant place à des subjectivités non-normatives.

La danse, la performance et l’art corporel ne sont pas hermétiques aux développements scientifiques et technologiques. Le chorégraphe Merce Cunningham fut par exemple un promoteur précoce de l’usage de l’ordinateur pour la composition et la notation chorégraphique.





