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“Garden 2026” : le Wagasa comme module scénographique

La scène chorégraphique japonaise montre une grande habileté à réinventer ses objets traditionnels pour les intégrer à des scénographies contemporaines grand format. Dans la création collective Garden 2026, l’ombrelle en bambou et papier huilé, le Wagasa quitte sa fonction d’accessoire pour devenir le composant principal d’une architecture mobile portée par les danseuses, dont Mahiro Mizukawa.

Déployées sur le plateau, ces ombrelles fonctionnent comme des modules visuels qui structurent l’espace. Ouvertes à l’unisson sous des faisceaux zénithaux rouges et bleus, leurs géométries circulaires captent et fragmentent la lumière, masquant ou révélant les corps selon l’inclinaison donnée par les interprètes. Pour l’équipe technique et la régie plateau, ce type de spectacle en groupe exige un plan de feu très précis pour valoriser la texture du papier sans écraser les volumes. La contrainte est aussi de taille pour les danseuses : manipuler des objets d’une telle envergure dans une semi-obscurité demande un repérage spatial parfait pour éviter les collisions. La cohésion de l’ensemble ne s’appuie pas seulement sur les repères visuels, mais aussi sur le bruit mécanique des structures de bambou qui s’ouvrent simultanément, transformant le son de l’agrès en repère rythmique pour le groupe.

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