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Un billet d’humeur de Sébastien Riou

Machines de théâtre, Diderot et D’Alembert - Photo DR
Machines de théâtre, Diderot et D’Alembert - Photo DR

La machinerie est le cœur battant de la technique théâtrale. Quand la mise en scène est allée au-delà du jeu d’acteur, la machinerie a fourni les effets nécessaires à l’illusion d’une narration décorrélée du réel : cadrage du plateau, apparition, disparition et même vols de décors, accessoires ou comédiens. La lumière, puis le son et maintenant la vidéo, sont devenus des outils courants et parfois centraux de la scénographie moderne ; mais rien ne provoque comme un beau mouvement de machinerie ce murmure qu’on n’oublie jamais quand on l’a entendu une fois : la rumeur d’un public émerveillé devant la magie de la scène. Pourtant, cet art est en péril. Devant la réduction récurrente des équipes de régie, le cintrier est bien souvent le premier à plier ses gaules. Pourquoi ? En première justification, la raréfaction des décors et des mouvements (qui de la poule ou de l’œuf ?) et la pénibilité du métier causée par la manutention en hauteur des contrepoids de 15 kg

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