Deep Dish et False Coloured Eyes de Chris Haring
L’Autrichien Chris Haring, autant chorégraphe qu’artiste visuel, metteur en scène d’un théâtre sans paroles ou encore cinéaste chorégraphique, construit un jeu raffiné entre l’image filmée en live et la chorégraphie, jouant de la présence des corps et des gestes, en relation avec la transformation de l’image.

L’Autriche n’est pas le pays le plus connu pour offrir au monde des légions d’artistes chorégraphiques ou dramatiques de pointe. De ceux qui peuvent se prévaloir de travailler dans l’innovation et dans l’excellence, beaucoup s’installent dans des pays où la scène artistique est plus vivante, les rencontres plus riches et les subventions plus accessibles. Chris Haring, lui, continue de travailler dans son pays natal, en dirigeant sa compagnie Liquid Loft. Le Viennois a su développer une écriture singulière dans le rapport entre le plateau et l’écran, entre les interprètes et l’image. Plus exactement, l’image est au centre de la construction scénique, elle est l’aboutissement de toute action chorégraphique.





