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M3LO WORLD TOUR de Tiakola

Naostage : le tracking 3D comme centre névralgique

Avec le M3LO WORLD TOUR de Tiakola, le Naostage K SYSTEM s’impose en faisant battre le cœur d’une tournée rap très grand public. Tracking 3D sans balises, plateau motorisé avec plus de 120 projecteurs : la technologie est utilisée comme chef d’orchestre de cette scénographie en perpétuel mouvement. 

Photo © Alien le studio

Un format tournée éprouvé devenu vitrine technologique

Avec cette tournée, le K SYSTEM passe un cap : après les parcs de loisirs, les spectacles immersifs et des premières références en tournée, la solution de tracking 3D sans balises s’inscrit dans un grand format de tournées et passe le test haut la main. Changements de lieux, de jauges, de contraintes et d’environnements : il n’est plus seulement question d’innovation technologique mais de fiabilité date après date, afin d’assurer la continuité de service, caractéristique de nos métiers. 

Photo © Alien le studio

Le mouvement perpétuel comme ligne scénographique

La scénographie, conçue par Julien Peyrache et Michaël Berzon (Alien le studio), repose sur un plateau qui ne connaît pas le repos : plates-formes motorisées, pods lumineux, écran LED automatisé et sphère miroir sur mesure. Sur une scène de 8 m x 22 m prolongée d’une B‑stage de 4 m x 11 m, artistes et éléments mobiles partagent un espace dense, se reconfigurant constamment tout au long du concert. Le choix d’un système de pilotage centralisé était donc naturel : le K SYSTEM a été placé au cœur de cette architecture complexe. 

Photo © Alien le studio

Seulement deux capteurs pour cartographier tout le plateau

Deux capteurs Kapta suspendus couvrent l’ensemble du plateau. Ils combinent systèmes de caméras visibles, infra‑rouges et thermiques afin de produire en temps réel une cartographie 3D au plus proche du réel. Les données sont traitées par le serveur Kore, basé sur une IA entraînée. Les informations sont ensuite distribuées par Kratos vers les autres systèmes via PSN (PosiStageNet), OSC et Art‑Net, qui reconnaissent et suivent ainsi automatiquement les artistes.

Le réseau est calibré pour cinq silhouettes humaines (l’artiste et les musiciens) et six cibles dites “machines” associées à divers éléments scéniques motorisés. Et pourtant, cela représente au total vingt-trois trackers PSN distincts envoyés en permanence sur le réseau – bien plus que les 5 + 6 que nous pourrions initialement imaginer. Derrière chaque cible, le système exploite plusieurs points de référence, autant de “positions” nécessaires aux consoles et au média serveur. Les vingt-trois trackers PSN alimentent donc en temps réel lumière et vidéo. Ils pilotent plus de 120 projecteurs, dont 108 STarway Baracca 360 complétés par des sources Chauvet Professional et Robe Lighting. Il s’agit d’un record pour le système Naostage à l’échelle d’une production. 

Photo © Alien le studio

Un écosystème spatial partagé

Pour aligner réalité et double numérique, l’équipe technique suit un workflow spécifique : six points de référence au sol sont systématiquement définis et intégrés au système. Le logiciel PSN Toolbox fusionne les données de tracking Naostage et les positions issues de l’automation Raynok (écran LED, sphère miroir, plates-formes, pods), puis renvoie des flux vers une MA Lighting grandMA3 et un média serveur SMODE. Si la technologie avait déjà fait ses preuves en live, c’était souvent avec un accent mis sur les effets de poursuite. Ici, elle devient le centre de coordination d’un plateau motorisé à grande échelle, pilotant simultanément plus de 120 projecteurs, des éléments scéniques automatisés ainsi que des contenus vidéo génératifs. 

Photo © Alien le studio

Le tracking au service de l’image

L’intégration de SMODE permet d’indexer des contenus aux déplacements de Tiakola, à l’image du halo virtuel se recalant en temps réel sur l’écran LED. Côté public, cela donne à voir une mise en scène qui tient presque de la magie : scène mobile, lumière, images et mouvements en parfaite synchronisation. 

Un système discret mais central

Autour de ce noyau technologique, la production s’appuie sur R•CuBE (direction technique), AimMotion (prestataire), Fer&Défaire (Eddy May) pour la construction, Dushow pour l’automation, Les Vandales et Pixel Priority (avec Romain Fior et Romain Delaplace) pour les contenus et l’exploitation média, Loris Illouz à la console lumière, Corentin Courcoux au pilotage du système Naostage. Pour Julien Peyrache, la réussite tient dans la capacité à rendre la technique transparente : malgré le volume de données traitées en temps réel, le public ne perçoit pas une démonstration technologique mais un concert où la mise en scène suit naturellement l’artiste. Le M3LO WORLD TOUR marque ainsi une nouvelle étape : celle d’un tracking 3D sans balises désormais éprouvé par un environnement fait de contraintes – la tournée – et plus particulièrement au cœur d’un dispositif dont il est l’ossature.

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