Le théâtre au casque par Sébastien Trouvé
Nous avions déjà parlé du travail de Jean Bellorini avec son Karamazov dont la scénographie imposante se déployait dans la Carrière Boulbon dans les échos de la création sonore de Sébastien Trouvé (AS 209). Cette fois-ci, avec Onéguine, le metteur en scène attaché aux grands textes littéraires, mêlant étroitement dans ses spectacles théâtre et musique, dessine une mise en scène simple et intimiste où les images émanent de la langue merveilleuse de Pouchkine et d’une mise en son très prégnante où le choix d’une diffusion au casque est autant un rêve pour Sébastien Trouvé que la liberté qu’il a eu pour plonger dans l’art de la composition musicale qui s’entremêle avec les mots de ce roman en vers.

“En ce moment, je n’écris pas un roman, mais un roman en vers – différence diabolique”, disait Alexandre Pouchkine à propos d’Eugène Onéguine qu’il écrit vers 1832.
Cette différence géniale éclate dans la musicalité exceptionnelle de ces vers où





