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L’objet-maquette à l’heure de sa postérité

Qui s’intéresse encore à la maquette ?

Au début du printemps, de mystérieuses images d’une intrigante collection de maquettes traversent avec force nos écrans.(1) Extirpées du romantisme du XIXe siècle, il y avait alors urgence que celles-ci soient redécouvertes, nous suggérait-on. À l’époque, la beauté qui s’en dégage est telle qu’il semblait inconcevable que ce fonds ne soit connu ni des professionnels ni des institutions où elles se sont implantées. Dans un état de conservation rare et riche de près de deux cents portefeuilles aux documents innombrables, impensable que le marché de l’art ne l’ait pas d’ores et déjà éparpillé. Après 150 ans passés dans la pénombre, errant d’ateliers à différentes étagères ou caves humides, une question demeure à l’heure où les digital natives sont devenus grands : qui s'intéresse encore à la maquette ? Il était un temps où les toiles-peintes fabriquaient les imaginaires des publics qui les croisaient, il est aujourd’hui l’heure de comprendre la place des esquisses dont celles-ci étaient issues, tant dans les institutions muséales où bon nombre d’entre elles demeurent, que dans nos pratiques du spectacle au XXIe siècle.

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