Scénographier l’indicible
“Cris et chuchotements en Avignon”, voilà qui résumerait l’impression qu’il nous reste de la 80e édition du Festival d’Avignon. Bruit et fureur dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, la pièce Maldoror, dans une mise en scène de Julien Gosselin, nous plonge dans un monde de violence et d’incertitude, où la notion du mal dans la littérature et la poésie est questionnée. Roberto Bolaño croise Lautréamont. Puissance scénique, son, vidéo, fumée, projections, caméra virtuose, acteurs éblouissants, pendant cinq heures, tous les sens du spectateur sont sollicités pour interroger le mystère humain, dans une scénographie à l’échelle de la Cour d’honneur. Rencontre avec la scénographe Lisetta Buccellato.

Liens troubles entre littérature et mal
“Dirige tes talons vers l’arrière et non vers l’avant.”Lautréamont
“J’ai besoin de m’appuyer sur des récits différents qui me permettent, à un moment donné, de cibler ce
La suite est réservée aux abonnés
Envie de lire la suite ?
Votre abonnement nous permet de rester indépendants et de continuer à vous informer. Rejoignez-nous !





