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Lyon, l’Opéra au chapeau rond

La petite et la grande histoire

Au vieil Opéra conçu, en 1831, par Chenavard et Pollet, le fougueux Nouvel avait, en 1993, substitué un bâtiment à la ligne architecturale résolument moderne. Les entrailles de la salle suspendue furent vouées au noir le plus sombre et l’édifice fut coiffé d’un gigantesque dôme. Si l’Opéra de Lyon est aujourd’hui à compter parmi les plus grandes réussites architecturales de la seconde moitié du XXème siècle, c’est grâce au dialogue que Nouvel a su engager entre tradition et modernité en capitalisant sur les espaces, en multipliant les volumes, en intégrant les quatre murs d’origine et le foyer du public. Respectant l’ancienne enveloppe, il a su créer un contenu nouveau.

Pourtant, en 1993 -ce n’est pas si lointain-, le nouveau lifting du théâtre historique lyonnais n’a pas été si simple à digérer. C’est pourquoi, il est bon à nouveau de saluer l’audace. Pendant que Nouvel redessinait le lieu, Kersalé le mettait en lumière. Résultat, l’Opéra au chapeau rond est devenu un des édifices les plus choyés des lyonnais et dans cinquante ou cent ans, sans doute, quiconque voudra le décoiffer se verra, comme Nouvel à son heure,

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