Le rituel, c'est la vie. Chaque année, depuis 2005 (voir n° 145, 151, 157, 163, 169 et 176), nous arpentons la ville comme les milliers de badauds, promeneurs infatigables en quête de sensations nouvelles. Chaque année, depuis 2005, nous râlons parce que ces mêmes badauds nous limitent l'accès à un point de vue que nous imaginons particulièrement fabuleux, déconcertant, ébouriffant. Chaque année, depuis 2005, nous nous disons que décidément, il y a beaucoup moins de lumignons sur les fenêtres et que les lumignons finalement, c'était vraiment très beau. Chaque année, depuis 2005, nous attendons avec la même curiosité l'année suivante, impatients, indomptables, zélés, inlassables. 2011 était un bon cru. Même si l’on regrette le peu de soin apporté, comme cela a été le cas les années précédentes, à chasser, à traquer, la pollution lumineuse. 2011 était une édition faite d'idées simples et bien réalisées. Et puis, nous sommes déjà l'année suivante. 2012, et si on éteignait tout ?

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