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Développement durable & spectacle ?

Voici une première approche de cette question environnementale qui s’insère partout, qui devient indispensable pour notre avenir. Mais à quel prix ? Pour les événements, les lieux neufs ou à rénover ?

Premiers constats : ce sont les festivals de grande envergure qui ont enfourché cette bonne monture ; ensuite, ce sont les nouvelles SMACS et les nouveaux lieux de moyenne et petite capacité qui s’y sont intéressés les premiers.

Le sujet est vaste et la méthodologie plurielle. Voici un premier tour d’horizon.

Le Printemps de Bourges et son label “Printemps durable”

Avec près de 40 spectacles présentés sur 8 lieux différents, un festival off donnant à voir de nombreux artistes gratuitement dans la ville, plus de 1 200 salariés, ainsi que 200 bénévoles intervenants sur les différents sites, 67 600 places délivrées et un taux de fréquentation global d’environ 240 000 personnes, cette édition 2010 du Printemps de Bourges fut, à n’en pas douter, le premier grand rendez-vous français des musiques actuelles de l’année. Nécessitant le déplacement d’une population nombreuse, consommant ponctuellement de grandes quantités d’énergie, comme tout grand événement, le festival rejette également de

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