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Katie Mitchell

Au son des pas du marcheur

Après des études littéraires à Oxford, prolongées par plusieurs rencontres avec le théâtre de l’Europe de l’Est, Katie Mitchell aborde très jeune la mise en scène et crée sa compagnie baptisée “Classics on a Shoestring” (des classiques à petits prix). Une appellation en forme de manifeste à travers lequel elle aborde Euripide, Eschyle, mais aussi Beckett ou Pinter, en associant dans ses relectures différentes expressions artistiques, le cinéma, la musique ou la chorégraphie. Longtemps considérée comme marginale, elle devient artiste associée à la Royal Shakespeare Company et au Royal Court Théâtre de Londres au début des années 2000, puis est appelée sur diverses grandes scènes européennes pour des créations théâtrales et lyriques. Sa rencontre avec le vidéaste allemand Leo Warner radicalise les options de sa création scénique. C’est avec lui que Katie Mitchell s’est fait connaître au public d’Avignon l’an passé avec Kristin nach Fräulein Julie (Christine d’après Mademoiselle Julie de August Strindberg), créée à la Schaubühne de Berlin. Une version très personnelle de l’œuvre, abordée du point de vue de la cuisinière de Julie, qui fait la part belle au cinéma, à la vidéo et au son, pour  prolonger l’expression d’un

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