Charpentier de l’éphémère

Ce jeune Breton d’origine ne rêvait que d’espaces marins synonymes d’aventures et de liberté. Aussi, rien de surprenant qu’après l’obtention d’un baccalauréat littéraire, il suive près de Saumur une formation de charpentier menuisier, sanctionnée par un CAP, avec l’objectif de participer à la construction de bateaux. Pour Arnaud Proy, une première étape pour tenter de répondre à l’appel du large. Elle se développe avec son entrée dans un chantier naval de La Ciotat où, durant trois ans, il participe à la réalisation de charpentes de marine et à la rénovation de bateaux en utilisant, suivant les cas, les techniques traditionnelles ou modernes. Si, au cours de cette période, il acquiert une solide expérience professionnelle, celle-ci ne débouche pas dans le sens souhaité par ses aspirations. Un peu désemparé, cherchant sa voie, il tombe sur un article relatant la relation des charpentiers de marine avec le théâtre, qu’il fréquente de manière épisodique. À la suite d’un appel d’offres, il fait acte de candidature et est embauché par Jipanco, un atelier de référence dans la construction de décor aux Lilas, dirigé
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