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Le Sacre du printemps, un rituel industriel

Roméo Castellucci  fait danser les machines en quarantaine

À la Grande Halle de La Villette, dans le cadre du Festival d’Automne, Roméo Castellucci a créé l’événement avec son Sacre de Printemps. Aussi spectaculaire que controversé, ce ballet mécanique pour une distribution de machines et de poussière d’animaux réunit archaïsme et haute technologie dans un rituel chorégraphique - sans danseurs vivants !

Vue générale du plafond technique pour Le Sacre du Printemps, mise en scène Romeo Castellucci - Photo © Wonge Bergman
Vue générale du plafond technique pour Le Sacre du Printemps, mise en scène Romeo Castellucci - Photo © Wonge Bergman

La danse, c’est ce que font les danseurs. On danse en dirigeant son corps grâce au système nerveux, qu’on se trouve en état de pleine conscience, en transe ou en état intermédiaire. Vrai ou faux ? Plutôt vrai. Alors peut-on considérer des machines comme des danseurs ? Sans doute pas. Mais personne ne peut remettre en question que les trente-sept appareils accrochés aux ponts de la cabine abritant cette version ultra-mécanique du Sacre du Printemps exécutent ici une chorégraphie. Et leur mouvement

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