À quelques pas du solstice d’hiver, des rives de Saône aux berges du Rhône, de la colline qui prie à celle qui travaille, quatre jours durant, sur près de soixante-dix sites (des façades monumentales aux recoins inexplorés), cent vingt créateurs (concepteurs lumière, éclairagistes, plasticiens, couturiers, …), mettent en scène et transfigurent la ville. Projections sur façades, esthétique des objets design lumineux, pyrotechnie, … Lyon s’est (comme chaque année) parée de ses habits de lumière. La 15e édition de la Fête des Lumières (du vendredi 6 au lundi 9 décembre 2013) est à classer parmi les grands crus. On ne va pas en appeler aux origines (on l’a déjà fait), on ne va pas non plus (re)dire que la manifestation attire des badauds par millions et qu’elle est, en cela, une réussite éclatante. En revanche, on peut chausser nos yeux d’enfants (émerveillés et innocents) et écrire quelques lignes à propos des installations qui pétillent encore sous nos paupières, et puis, on peut aussi tenter de lire l’évolution de cette fête qu’il nous a été donnée de couvrir depuis quelques éditions maintenant (voir AS n°145, 151, 157, 163, 169, 176, …).
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