Fabriques culturelles et sociales
Comme si elles étaient le fruit d'une décentralisation culturelle effectuée par le bas, les friches culturelles irriguent désormais la majeure partie de l’Hexagone. Malgré la variété des projets, la plupart de ces établissements, fréquemment installés dans des bâtiments industriels désaffectés, revendiquent le statut de “fabriques”. Pour cause, il s'y élabore divers aspects de la création contemporaine dans un esprit de complémentarité avec les institutions culturelles. Soutiens à la diversité culturelle, permettant souvent aux artistes d'intégrer les populations à leurs processus de création, les friches participent pleinement au développement durable et solidaire des territoires.

Une conserverie désaffectée, une ancienne manufacture de tabac, ou encore un antique hangar SNCF : de nombreux lieux investis par des friches culturelles étaient hier le siège d’activités industrielles. Mais, si artistes et techniciens du spectacle ont aujourd’hui remplacé ouvriers et contremaîtres, d’aucuns soulignent que l’on continue d’y suer pour créer des objets possédant une valeur ajoutée. “Les ‘frichistes’ doivent travailler avec cette filiation industrielle. Montrer que celle-ci
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