Kabaret warszawski de Krzysztof Warlikowski
Comptant parmi les figures majeures de la scène européenne, le metteur en scène polonais Krzysztof Warlikowski revient cette année en habitué au Festival d’Avignon, qui l’avait révélé au public français en 2001 avec une version de Hamlet pour le moins décapante, dans un dispositif bi frontal. Elle témoignait déjà d’un rapport au théâtre original et singulier, dont on a pu suivre les recherches et les évolutions lors de différentes créations, notamment Purifiés de Sarah Kane (2002), Krum de Hanokh Levin (2005), Angels in America de Tony Kushner (2007) ou encore (A)ppolonia (2009). Aujourd’hui, jeune quinquagénaire, représentatif d’une génération artistique du théâtre polonais post communiste, Krzysztof Warlikowski, directeur du Nowy Teatr depuis 2008, après avoir longuement fréquenté les auteurs classiques (Shakespeare, Euripide ou Sophocle), aborde surtout l’écriture contemporaine à travers des œuvres dramatiques ou des collages de textes. Avec, quelque soit l’époque de référence, les mêmes préoccupations existentielles, philosophiques ou politiques liées au temps présent. La question juive, la culpabilité et le pardon au regard de l’Holocauste, l’identité sexuelle et l’homosexualité, l’hypocrisie de la religion catholique, et, plus globalement, l’irrationalité de la nature du monde. Autant de sujets plus ou moins tabous ou étouffés
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