Façon José Molina
Toutes les photos sont de Patrice Morel
“La victoire ouvrière de Carmaux donnera un élan nouveau à la démocratie.”Jean Jaurès
Défense de déposer os et suif… Une plaque dans son jus restée sur le mur d’entrée annonce la couleur. Il a veillé à ce qu’elle ne disparaisse pas. Le timide (et néanmoins bavard) José Molina tourne en rond dans la cour et fait mine de ne pas nous attendre. Chapeau vissé sur le crâne, barbiche grisonnante, veste anthracite, lunettes se balançant au bout d’un cordon sur un gilet molleton gris clair, chemise gris foncé, tee-shirt bleu marine, accent du sud bien trempé. Comme tous les timides, il sait accueillir, paraît décontracté mais est diablement sérieux. Les abattoirs ferment en 1997. Il arrive dans la place en 1999. Et l’affaire n’est pas simple. Une dalle béton partage l’espace ample et haut en deux, laissant un étage fantôme quasi inutilisable. Cela aurait pu mal commencer si le directeur ne s’était révélé être l’homme de la situation. On a souvent dit que
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