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Richard III

Éclairer l’obscur

Thomas Ostermeier a créé Richard III à Berlin, à la Schaubühne, qu’il dirige depuis 1999. Première reprise, pour le Festival d’Avignon, de ce spectacle au décor imposant, avec une importante adaptation scénographique et des lumières.

Richard III, pupitre grandMA2 light et son backup - Photo © François Vatin
Richard III, pupitre grandMA2 light et son backup - Photo © François Vatin

Les lumières nous plongent dans l’univers blafard de l’antre de Richard III, tour à tour arène attisant sa mégalomanie barbare et grotte où il se retranche pour puiser dans la solitude son inspiration machiavélique. La lumière du ciel, verticale et froide, trop lointaine, tombe sur cette cour tragique, sans toutefois réussir à dissiper l’atmosphère sinistre.

Le contraste entre les lumières chaudes (rampes au nez de scène, rasantes aux pieds des murs) et celles relativement plus froides, venant des cintres pour baigner les corps et les visages, renforce l’impression de profondeur de cette fosse où Richard conspire pour s’emparer du pouvoir.

C’est une lumière avant tout

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