Intimité et ampleur du son
Dans la perspective de vous faire découvrir l’un des lieux du Festival d’Avignon déjà traité dans l’article de Jean Chollet, je vous propose de traiter la partie sonore de ce spectacle exubérant qu’est Richard III de Thomas Ostermeier, metteur en scène déjà présent dans la Cour d’Honneur en 2008 avec un Hamlet jubilatoire qui devait déjà beaucoup à la présence charismatique de Lars Eidinger. Ce dernier interprète cette fois-ci un Richard III très vrai et aussi fascinant qu’une star internationale. Pour ce qui est du son, Ostermeier a travaillé avec bonheur avec Nils Ostendorf, jeune trompettiste expérimental qui s’inspire beaucoup de la nature et de la musique électro. Formé au Folfwang Conservatoire de Essen et au Banff de New York, Nils Ostendorf a régulièrement travaillé pour des créations musicales destinées au théâtre.
Le sonore de ce spectacle s’appuie complètement sur ses compositions électro-rock-punk, en collaboration avec Thomas Witt, le batteur, seul musicien présent en direct, à cour de la scène, le reste de l’instrumentation jouant en playback sur Live de Ableton.





