La projection 3D e(s)t la boîte de Pandore
Le système de projection optimal n’existe pas, et surtout pas du côté des nouvelles technologies, trouve Ulf Langheinrich. Artiste visuel et compositeur, cet Allemand né dans l’ancienne R.D.A. est pourtant l’un des plus fervents utilisateurs d’images en 3D, autant dans ses propres installations qu’en travaillant avec des metteurs en scène internationaux. La question serait donc plutôt de savoir comment, entre la projection frontale classique, la 3D, voire le mapping ou encore la rétroprojection, on peut utiliser les possibilités techniques de façon cohérente. Langheinrich donne ici sa vision, à partir de sa collaboration avec Saburo Teshigawara dans Solaris (voir l'interview du maître japonais dans l’AS 200) et de sa propre création la plus récente, Movement C, spectacle de danse virtuel.

Les contrastes ne sauraient être plus forts, entre le noir total de Movement C, installation en 3D, et la luminosité éclatante dans Solaris, où l’on passe de la 3D à des





