L'architecture est-elle pérenne ? Construit-on pour l'éternité ? Pourtant quoi de plus paradoxal que d'imaginer un lieu scénique immuable pour une fonction basée sur l'éphémère. L'architecture est vivante, elle vieillit.
Aujourd'hui, un bâtiment a besoin d'une rénovation au bout de vingt-cinq ans d'existence, un rafraîchissement dans les meilleurs des cas sinon d'une réhabilitation ou même d’une restructuration. Les lieux pour le spectacle vivant sont davantage concernés. Ces équipements, lieu de création, de diffusion, de résidence, lieu de rencontre du public avec les créateurs, doivent rester des outils capables de recevoir des spectacles en pleine évolution. Ils ont besoin de se moderniser et d'intégrer les nouvelles normes de sécurité, d'accessibilité, mais aussi de nouvelles exigences spatiales et techniques.
Entre 1980 et 1995, avec l'augmentation sensible des autorisations de programmes par l'État et les apports des collectivités territoriales, plus de 1 500 lieux scéniques ont été construits ou restaurés en France. La politique édilitaire du ministère de la Culture et des Villes, les initiatives des artistes et le soutien des collectivités territoriales (région, département) au titre de la compétence générale ont été riches d'effets. En 1990, la fusion de tous les établissements d'action culturelle (maisons de la Culture, Centres





