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Thyeste, la violence sourde

La violence était présente en Avignon lors de ce festival. Une violence sourde, perfide et silencieuse à l’image de la pluie de cendre dans De Dingen die Voorbijgaan (Les choses qui passent), mise en scène par Ivo van Hove ou les papillons noirs qui envahissent le public dans la Cour d’Honneur lors de Thyeste. C’est ainsi que va notre monde aujourd’hui ? Peut-on aller plus loin dans l’horreur, le sacrifice de l’enfant, de la jeunesse ? Si le théâtre est le reflet de la société, ce festival en dit long sur ce que nous vivons aujourd’hui. L’enfance et la jeunesse sont les premières victimes de la folie des hommes, de la folie des dieux.

Thyeste de Thomas Jolly, Festival d’Avignon - Photo © Christophe Raynaud de Lage
Thyeste de Thomas Jolly, Festival d’Avignon - Photo © Christophe Raynaud de Lage

Le mythe

Atrée et Thyeste sont deux frères jumeaux, fils de Pélops et d’Hippodamie et petits-fils de Tantale qui avait offert aux dieux lors d’un banquet son propre fils Pélops. Ils convoitent tous les deux le trône d’Argos. Jupiter décide que celui

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