Ou l’art de l’abstraction dans la création sonore
Les heures creuses de Dominique Petitgand est une installation sonore pour théâtre vide. Depuis plus de vingt-cinq ans, l’auteur, comme il aime à se définir, propose des voyages sonores composés de morceaux de musique, de sons hors contexte, de bouts de phrases incomplètes entrecoupés de silences déstabilisants, tout en jouant sur les rapports de distance et le caractère propre à un lieu. Cette fois-ci, il pose ses valises sonores au T2G, le Théâtre de Gennevilliers, et surtout la grande salle dans son entier, ses allées, ses gradins et la verticalité béante de ses cintres où le public est invité à déambuler dans la cavité enveloppante et nue d’une machine résonante totale.

“Lors ça…alors ça commence et on a p… peur…”
Une voix d’enfant diffusée dans une petite enceinte dans le gradin telle un cyborg cyclopéen nous plonge dans cette nouvelle œuvre





