Nous avons l’habitude des cintres, des ponts et des plateaux fixes. Mais quand la scène se déplace à 100 m au-dessus de la mer à Pattaya, les codes changent radicalement.
Ce qui frappe dans ce show de 800 drones, ce n’est pas seulement la prouesse visuelle, c’est la gestion du volume. Nous ne regardons plus une image à plat, nous observons des sculptures lumineuses — comme ce Garuda ou ce dragon articulé — qui occupent l’espace en trois dimensions avec une fluidité déconcertante.
Côté coulisses, le défi est immense :
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La cohabitation drone/pyro : mixer de l’électronique de haute précision avec des explosions thermiques demande une rigueur absolue sur les distances de sécurité et une synchro time-code sans faille ;
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La narration par l’essaim : passer d’un éléphant royal à un Bouddha géant demande une programmation de trajectoires complexe pour éviter toute collision, tout en gardant une lisibilité parfaite pour le public massé sur la plage.
Ce genre d’événement, organisé pour la nouvelle année 2026, marque une étape : le drone ne vient plus remplacer le feu d’artifice, il lui apporte une structure narrative. Nous passons du spectaculaire pur à une véritable mise en scène aérienne.
Un virage technologique passionnant pour nos métiers de la lumière et de l’espace.






