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Quand le mobilier urbain prend vie

Parfois, la technologie la plus efficace pour capter une foule n’est pas un mur de LED mais un système d’articulation mécanique bien conçu et une bonne dose de poésie. C’est le rappel que nous fait la compagnie québécoise Imagicario avec sa déambulation Pareidolia, captée ici lors du festival Réverbère à Québec.

Le concept repose sur l’anthropomorphisme des objets du quotidien : des lampadaires devenus des géants bienveillants. Techniquement, nous sommes sur une structure complexe montée sur échasses, où l’artiste manipule non seulement sa propre hauteur mais aussi l’inclinaison de la « tête » du réverbère et l’intensité de l’éclairage. C’est ce couplage entre la lumière chaude (qui varie selon l’émotion jouée) et la gestuelle lente, presque timide, qui crée une connexion immédiate avec le public.

Nous remarquons aussi l’importance du sound design in situ : la musique de Mael Oudin accompagne la marche, créant une bulle immersive qui isole le spectateur du brouhaha urbain. C’est un exemple brillant de théâtre d’objets version XXL, où la rue devient le décor et le passant devient acteur malgré lui. Une belle démonstration que l’émerveillement tient souvent à un décalage très simple entre réalités.

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