Un travail d’orfèvre
Il aura fallu trois ans au Grand Théâtre de Genève pour rouvrir ses portes. Trois années de travaux durant lesquelles l’art lyrique s’était transporté place des Nations, à deux pas du siège européen de l’ONU, dans une construction boisée éphémère venue tout droit de Paris. Le théâtre éphémère s’était glissé entre la double colonnade de la Galerie d’Orléans au Palais Royal pour accueillir, le temps d’une rénovation, les spectacles de la Comédie-Française (voir AS 181). Dessiné par Jacques-Élysée Goss et ouvert en 1879, le Grand Théâtre de la Place de Neuve n’avait pas subi de transformations depuis un dramatique incendie survenu en 1951. Le voici flambant neuf. Entretien avec François Dulon, architecte.

Évolutions
C’est pendant la préparation d’un effet pyrotechnique prévu dans le dernier acte de La Walkyrie que le feu avait ravagé l’édifice. C’était en 1951. Seuls les foyers, la bibliothèque et les façades avaient pu être préservés. En 1962, la nouvelle salle renaissait dans





