Notre contemporain dans l’espace
Publiée pour la première fois en 1591 ou 1592, la tragédie du roi Richard III entre dans le cadre des chroniques historiques qui ont inspiré Shakespeare, avec en guise de titres des noms de rois. Elle constitue le dernier volet d’une tétralogie composée des trois parties de Henry VI, en évoquant librement la guerre des Deux-Roses mettant aux prises les dynasties York et Lancastre, pour la possession de la Couronne d’Angleterre. Dans cette œuvre de jeunesse du grand Will, Richard, estropié, bossu et boiteux, méprisé et exclu de l’environnement de ses pairs et de son frère Edouard devenu roi, qu’il a pourtant servi avec bravoure en éliminant ses adversaires, ne rêve que de vengeance et développe un appétit féroce de pouvoir tyrannique qui le conduit à éliminer tous ceux qui feraient obstacle à son accession au trône. Il y parviendra, avant de périr lors d’une dernière bataille où, souverain aux abois, l’approche de la mort lui offre une ultime prise de conscience.






