Une nouvelle génération d’artistes libres et inclassables place la question de l’espace scénique au cœur de la création. On continue cependant de les nommer metteurs en scène ou chorégraphes, alors qu’il faudrait parler de scénauteurs, travaillant à l’opposé de la hiérarchisation traditionnelle des disciplines. On l’explique ici à travers la démarche de Gisèle Vienne.

La scénographie est-elle une discipline indépendante ? Chez beaucoup d’artistes qui ont été propulsés sur le devant de la scène ces dix, voire quinze dernières années, de Romeo Castellucci à Rodrigo Garcia, de Philippe Quesne à Cyril Teste, sans parler des anciens comme Robert Wilson ou Frédéric Flamand - pour ses collaborations avec des architectes, on chercherait en vain à établir, en partant de l’œuvre, une quelconque hiérarchie entre la mise en scène ou la chorégraphie et le travail sur l’espace et les éclairages. Mieux, il y a de vraies pépinières artistiques comme Bruxelles ou Berlin, où la génération actuelle crée en se jouant complètement des catégories habituelles. Il y
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