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Marguerite Bordat

Avec une vocation précoce pour les arts plastiques, l’adolescente se dirige après un bac en arts appliqués à l’École Estienne, vers la création de mode confortée par un diplôme de stylisme obtenu à l’École Duperré. Mais, en stage dans une grande maison de couture, elle découvre que l’exercice de ce métier, trop lié à des contingences commerciales, ne répond pas à ses attentes. Mais le désir de “concevoir des images qui stimulent l’imaginaire” s’est affirmé. Sans culture théâtrale, mais côtoyant les formes musicales et sensible au lieu de représentation, Marguerite Bordat est attirée par le monde du spectacle. Un choix délicat, en fonction d’un exercice professionnel aléatoire. Malgré tout, elle entre à l’ENSATT pour un enseignement —jugé (à l’époque) “poussiéreux”— de la scénographie et des costumes, durant lequel elle trouve pourtant auprès de Claire Dehove, matière à “développer une réflexion conceptuelle”. Un aspect positif pour celle qui aspirait à un parcours formateur plus autodidacte qu’institutionnel.

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Durant la première année de cet enseignement, un stage allait galvaniser son engagement artistique. Elle rencontre Joël Pommerat au cours d’une création au Théâtre des Fédérés de Montluçon. Un effet

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