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Décors & costumes

Les décors de théâtre s'exposent au siècle du romantisme

Pour la première fois de sa courte histoire, le Centre national du costume de scène à Moulins consacre une exposition à la machinerie scénique, aux décors et aux trucages. Sorte de roadmovie dans les coulisses de la scène au XIXe siècle, l'exposition L'envers du décor, imaginée par Catherine Joint-Diéterle en complicité avec les scénographes Alain Batifoulier et Simon de Tovàr, se présente sous forme de vitrines mécanisées intégrant des maquettes surdimensionnées. Parallèlement à ces reconstitutions sont exposés dessins, aquarelles, huiles, esquisses de décors complétés par des maquettes en trois dimensions. Isabey, Cicéri, Daguerre, Séchan, les grands peintres décorateurs du XIXe y figurent comme les pionniers d'un art théâtral au service d'un nouvel outil —les théâtres à l'italienne— et d'une révolution dramaturgique : l'apparition de genres nouveaux tels le drame, l’opéra historique, le ballet romantique démodant la tragédie parlée et lyrique. Trucages, inventions à grands effets, vols, apparitions, disparitions, ... Ce qui était jusqu'alors jugé indigne des scènes prestigieuses fait une entrée fracassante sur les plateaux. Alain Batifoulier —déjà maître d'œuvre de l'exposition Les Insolites (voir AS n°177)— revient sur cette période fertile et foisonnante. Promenade.

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