Artiste protéiforme

Si, à l’âge de onze ans, expatriée en Norvège, votre premier grand choc émotionnel se situe dans la rencontre avec un tableau d’Edvard Munch, c’est incontestablement le signe d’une sensibilité artistique précoce qui ne demande qu’à se développer. Au contact des œuvres d’un arrière grand-père peintre orientaliste, Sigolène de Chassy développe un goût prononcé pour le dessin. À dix-neuf ans elle intègre l’École des beaux-arts de Paris pour se former à la sculpture. Déçue par la qualité de transmission artistique du moment, elle met le cap sur Madrid, où elle intègre le groupe de sculpteurs “este o este” qui s’inscrit dans une filiation avec le courant culturel et artistique novateur “La Movida”, apparu après la mort de Franco. Là, cette jeune femme trouve matière à une ouverture répondant à ses aspirations et se forge à diverses pratiques, de la taille de matériaux à la soudure. Ses œuvres seront exposées en Norvège et à Paris. Suit une période de réflexion et de recherche solitaire durant laquelle ressurgit une passion pour le théâtre, cultivée depuis l’enfance auprès d’une
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