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Aurillac 2010

Les innombrables facéties du théâtre de rue

Du 18 au 21 août, Aurillac a vécu et dignement fêté son vingt-cinquième festival de théâtre de rue. “Vingt-cinq ans, c'est le temps qu'il faut pour transformer un homme en grand-père”, lance la voix officielle lors de la cérémonie d’inauguration. Le message se double d'une mise en garde : “reste à ne pas devenir grabataire”. Car telle est la question posée et qui doit bien tarauder les organisateurs. Un tel festival, pionnier incontestable à ses débuts, peut-il se permettre de dégénérer en fête populaire, rituel estival, vitrine de tout et n'importe quoi, pourvu que la petite préfecture du Cantal conserve son rayonnement ?

Jean-Georges Tartar(e) - Photo © Stéphane Goni
Jean-Georges Tartar(e) - Photo © Stéphane Goni

Jean-Marie Songy, directeur du festival pour la seizième année, plus que tout autre préoccupé par ce risque de sclérose d'un festival non institutionnel a choisi d’impulser fortement une orientation pour cette vingt-cinquième édition. Cela en invitant des artistes en provenance d'autres univers du spectacle, de l'audiovisuel, de la musique et notamment de la performance. Histoire de

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