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Printemps de Bourges 2010

Mercredi 14 avril, 22 h 30, le chapiteau du Phénix baigne encore dans l’atmosphère ouaté créée par la chanteuse Emilie Simon, que s’affairent déjà dans la pénombre les nombreux techniciens pour la prestation du groupe suivant : Archive, ensemble britannique connu pour son mélange équilibré de trip-hop, d’électro et de rock teinté de réminiscence progressive.

Comme c’était le cas  pour Pink Floyd durant les années 70’, ce type de musique ambiante peut, sur scène, pertinemment faire appel à divers dispositifs mis en œuvres par la technique afin de soutenir le contenu et la puissance émotionnelle des morceaux interprétés. Ainsi, le concert fut caractérisé par un jeu de lumière et une puissance sonore destinés à plonger les spectateurs dans l’expression même des chansons traduisant un état de spleen contemporain, produit par une modernité à la fois glacée et fascinante. Cela fut ici transmis par des projections vidéo faisant référence au monde technologique et technique, constitués de réseaux (circuits imprimés, câbles, immensité des rues des métropoles, lignes de métro aérien, …) qui encerclent les individus ou les incitent à faire des choix de directions. Le tout est associé à des éclairages dominés par des nuances de bleu, reflet ancestral de la mélancolie.

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