Un énième débat sur la délégation de pouvoir agite la profession depuis la sortie du “Référentiel métier directeur technique” de la CPNEF-SV, qui a imposé au dernier moment l’alinéa suivant : “Les fonctions du directeur technique supposent une délégation de pouvoir, qui en matière de sécurité, doit être définie et formalisée au sein du contrat de travail ou au sein de tout autre document qui spécifiera le ou les champs d’application ainsi que sa durée. Pour ce faire, il doit disposer des compétences correspondantes, de l’autorité suffisante et des moyens permettant d’assumer ses responsabilités. Comme tout salarié, le directeur technique exerce son droit de retrait et son devoir d’alerte sur le champ de l’hygiène et de la sécurité”.
Suite à de nombreux atermoiements et à des tentatives d’échanges qui n’ont abouti à rien, tant la position de la CPNEF-SV est apparue comme monolithique, les membres de Réditec ont finalement décidé de quitter les réunions de travail. D’abord parce qu’un exposé sur les conditions de l’emploi n’a rien à faire dans la définition d’un métier, définition dont les objectifs et les conséquences porteront à terme sur l’emploi et la formation. Ensuite, parce que cette incongruité le rend, justement, totalement erronée.
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