Le son et l’écoute

D’ordinaire lorsque le théâtre fait rêver c’est surtout en fonction de la représentation et de sa dimension artistique. Rarement pour la seule pratique des techniques qui sont nécessaires à sa réalisation. C’est pourtant ce qui est arrivé au jeune Vincent Butori, après des études secondaires dans un lycée de Montargis. Une aspiration à la technologie initialement forgée par la présence d’un père ingénieur en électronique, spécialiste des transmissions dans un tout autre domaine. Après la création avec un condisciple d’une “radio libre” lycéenne, première manifestation technico-publique, il s’oriente vers une formation dans un secteur qu’il imagine davantage qu’il ne le connaît. Doté d’un brevet technique, Vincent est admis en 1989 à l’Ensatt, alors sise 21, rue Blanche à Paris, dans le département Régie technique. Au sein de l’École, il acquiert une formation générale qui s’oriente plus précisément sur les pratiques du son, après ses rencontres avec Pierre-Jean Horville et André Serré. Mais, il développe aussi sa connaissance du théâtre auprès d’enseignants tels Michel Archambault en littérature ou Jean-Louis Bauer, auteur et dramaturge. “Une manière”,
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