Un réalisateur de théâtre
Hors norme par sa durée, son dernier spectacle Joueurs, Mao II, Les Noms l’est aussi par sa forme. Créée en Avignon en 2018, cette adaptation de trois romans de Don DeLillo propose 10 h d’un objet à la croisée des formes, entre théâtre et cinéma, pour une expérience envoûtante.

Des lumières cinématographiques
La partition de Nicolas Joubert aux lumières est le fruit d’une intense lutte d’intérêts entre l’image et le plateau de théâtre, qu’on imagine comme une litanie de contraintes : des accroches laissées rares par une scénographie replète, des éléments de décor toujours en mouvement qui rendent impossible la réutilisation des directions d’une scène à l’autre, un sol et des murs réfléchissants qui imposent des niveaux faibles pour éviter de dénaturer l’ensemble du plateau, la nécessité donc de créer à l’économie de moyens des atmosphères lumineuses tranchées pour marquer les différents lieux, et l’intégration de la figure imposée des tubes fluorescents qui signent l’esthétique de Julien Gosselin.
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