Tomás Saraceno au Palais de Tokyo
ON AIR, l’exposition arachnéo-galactique du plasticien argentin installé à Berlin, a confirmé l’ascension d’un artiste travaillant à l’intersection de l’installation, des arts plastiques, de l’architecture, des sciences sociales et spatiales, de l’écologie et bien sûr, de la biologie. Car l’œuvre de Saraceno – du moins son volet architectural et sonore – découle du travail de bâtisseur des araignées. Et l’air joue un rôle-clé dans ce monde de fils, de suspensions et de connexions.

Les araignées sont des espèces préhistoriques dont l’étude scientifique ne fait que commencer. Dans leur ensemble, les 47 000 espèces connues nous sont encore aussi peu familières que les innombrables galaxies de l’univers. Car les profondeurs de l’espace manquent de fils auxquels l’humanité pourrait s’agripper pour les explorer. Pourtant, une colonie d’araignées réunissant ses forces serait capable de tisser, en une seule journée, un fil aussi long que l’Équateur et au bout de dix jours, ce fil atteindrait la Lune. Celui qui l’affirme s’appelle Tomás





