Après avoir incarné le « Golden Voyager » lors de la cérémonie de clôture des JO de Paris 2024, Arthur Cadre revient à une forme plus intime mais tout aussi spectaculaire. Repérée le 13 janvier à Riyad, cette séquence de « jam session » aérienne avec un pianiste redéfinit le rapport entre le sol et les cintres.
Le hashtag #NotAI utilisé par l’artiste n’est pas anodin. À l’heure où Sora et Runway génèrent des lévitations numériques sans effort, Cadre rappelle la puissance de la performance analogique.
- Le gréement comme instrument : la fluidité des mouvements trahit l’utilisation probable d’un système de vol en contrepoids manuel (plutôt qu’un treuil motorisé automatisé) ;
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L’aspect technique : ce choix permet une réactivité immédiate. Le rigger (l’opérateur des cordes en coulisses) ne suit pas un timecode, mais « joue » littéralement avec le pianiste et le danseur. C’est un trio : le musicien, le danseur, et l’opérateur invisible qui gère la physique ;
- Lignes d’architecte : ancien étudiant en architecture, Arthur Cadre ne se contente pas de flotter. Il construit des structures éphémères dans les airs. Sa technique de contorsionniste lui permet de briser la verticalité classique des numéros aériens pour créer des lignes graphiques, presque impossibles, qui dialoguent avec la géométrie rigide du piano à queue.
Une preuve que la haute voltige, quand elle est dépouillée d’artifices, devient une poésie purement mécanique.
Performance : Arthur Cadre – Location : Riyad – Technique : Manual Counterweight System / Contortion






