Certains opéras ou théâtres décident de se doter de salles de spectacle “éphémères” pour assurer la continuité de leurs activités le temps de travaux de rénovation. Ces ouvrages, souvent bien conçus, sont, la plupart du temps, réutilisables, questionnant ainsi la notion même de “provisoire”. Parallèlement à ces démarches, une nouvelle génération d’architectes, parfois réunis en collectifs, s’est emparée de ce sujet pour proposer des dispositifs légers, frugaux et réversibles qui interrogent profondément l’acte de construire.

Installé depuis trois ans en face de la gare TGV, l’Opéra Confluence semble désormais faire partie du paysage avignonnais. Cet édifice éphémère, appartenant à la Communauté d’agglomération du Grand Avignon, est pourtant en passe de terminer sa mission. “Initialement, il devait fermer en octobre 2020, mais la rénovation de l’Opéra du centre-ville a pris du retard à cause de la crise sanitaire de la Covid-19”, indique Sandrine Charvet, architecte qui a suivi le déroulement du projet pour l’agence DE-SO, maître d’œuvre de l’opération. La construction temporaire rempile donc pour une





