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Quand la machinerie vole la vedette au DJ : le cas OMNIA

Dans nos métiers, nous avons souvent ce débat : le budget doit-il aller dans le « talent » (l’artiste sur scène) ou dans la prod ? Le Nightclub OMNIA à Las Vegas a tranché avec une violence assez fascinante : ils ont mis 10 millions d’euros dans un lustre.

Mais appeler ça un « lustre », c’est presque une insulte à l’ingénierie qui est derrière. En regardant la vidéo, nous ne voyons pas un simple dispositif d’éclairage, nous voyons une sculpture cinétique monumentale.

Pourquoi c’est une prouesse technique ?

  • L’automation extrême : ce n’est pas juste du levage. Les anneaux concentriques ne font pas que monter et descendre ; ils pivotent, s’inclinent et tournent avec une vitesse variable. Cela implique un système de treuils et de moteurs asservis d’une complexité folle, surtout au-dessus d’une foule dense (bonjour les calculs de charge et les normes de sécurité) ;

  • La fusion Light & Motion : le tour de force, c’est la synchronisation. La structure « respire » littéralement avec le son. Nous ne sommes plus sur du simple « chaser » lumière, mais sur un pilotage où la position mécanique des cerces fait partie intégrante de la console lumière ;

  • L’effet « plafond bas » : la vidéo montre bien comment l’objet redéfinit le volume de la salle. En descendant très bas, il crée une intimité oppressante (dans le bon sens du terme) puis explose vers le haut pour les drops. C’est de l’architecture dynamique en temps réel.

Le pari de l’OMNIA est audacieux : le décor n’est plus un support, c’est le performer principal. Le DJ peut changer, le lustre reste la star.

Cela fait réfléchir sur nos propres setups : sommes-nous prêts à donner autant de place (et de budget !) à la machinerie scénique dans nos projets européens ?

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