[temps-lecture]

Robe pris la main dans le rack

LSC rejoint la famille, du rachat à sa distribution

Robe Lighting France ouvre un nouveau chapitre en intégrant LSC Control Systems à son offre, quelques mois seulement après avoir fêté ses dix ans et inauguré ses nouveaux locaux de Villepinte. Une étape de plus dans la construction patiente d’un écosystème où projecteurs, consoles, distribution d’énergie et flux de données se pensent comme un seul et même ensemble.

Au départ, la filiale française s’articule autour de trois piliers bien identifiés : Robe pour les projecteurs asservis, d’effets, de spectacles et d’événements, Anolis pour l’architectural et Avolites pour le contrôle. Le tout est piloté depuis un siège‑showroom conçu comme un lieu d’accueil, de démonstration, de formation, de SAV et de circulation des pratiques. L’arrivée de LSC, fabricant australien racheté par le groupe Robe début 2024, vient précisément s’insérer dans un espace resté en coulisses jusqu’ici : la couche électrique et numérique qui fait tenir l’ensemble, mais que l’on nomme rarement dans les récits de projet.

Concrètement, LSC fabrique les briques de fond : dimmers, baies de puissance, distributions de data DMX/Ethernet, interfaces de contrôle qui alimentent, protègent et organisent les flux entre consoles, projecteurs et puissance. Leur intégration dans l’offre de Robe Lighting France permet de penser dès l’amont une architecture cohérente d’alimentation, de data et de pilotage, plutôt que d’additionner des solutions hétérogènes au fil des configurations. Pour les équipes plateau comme pour les lieux fixes, le gain se joue autant dans la fiabilité quotidienne – qualité de courant, lisibilité des réseaux, gestion des charges – que dans le temps de conception et de maintenance, avec un interlocuteur unique pour faire “discuter entre eux” racks, projecteurs et pupitres.

Ce mouvement s’inscrit dans la continuité de l’intégration d’Avolites au niveau du groupe, qui avait déjà rapproché contrôle et sources au sein d’une même “famille” industrielle. Avec LSC, la boucle est bouclée : d’un côté les moteurs LED multispectraux, les optiques et les consoles ; de l’autre, l’infrastructure de puissance et de données qui conditionne la manière dont ces outils se déploient concrètement dans l’espace scénique ou architectural. On passe ainsi d’une logique centrée sur l’objet – le projecteur, la console – à une logique de système, où les choix d’alimentation, de routage et de supervision font partie intégrante du geste de conception.

Pour la communauté scénographique, ce type de rapprochement est à suivre de près dans les prochains cahiers des charges : la façon dont on dessinera demain les schémas d’alimentation, de data et de contrôle pourrait bien devenir aussi structurante, voire plus, que le choix des sources ou des optiques. Entre consolidation industrielle et recomposition des chaînes techniques, la “famille” Robe/Avolites/LSC s’annonce comme un terrain d’observation privilégié, des boîtes noires des JTSE aux plateaux, studios et scènes où se jouent, très concrètement, les usages d’aujourd’hui et de demain.

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