La renaissance de la verrière du TCE
Lors de la réalisation du Théâtre des Champs-Élysées, inauguré en 1913, l’architecte Auguste Perret a choisi de rompre avec le style habituel des théâtres à l’italienne. Il souhaitait que la lumière soit diffuse, les sources cachées, et a donc remplacé le traditionnel lustre suspendu par une verrière lumineuse de 175 m2 composée de 131 vitraux qu’il désignait sous le nom de “bouclier lumineux”. Cette structure, représentant des motifs floraux d’où jaillissent des rayons de lumière, constituait, au moment de la naissance du mouvement Art déco, une véritable innovation en matière d’éclairage de salle de spectacle.

Hormis quelques sources indirectes au niveau des plafonds et des balcons, la verrière est le seul dispositif d’éclairage de cette salle de 1 900 places. Placée au centre d’une coupole de 300 m2 ornée de peintures marouflées de Maurice Denis, elle est légèrement décollée du plafond afin que les sources placées au-dessus illuminent la salle
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