Amadeus présente deux nouveaux processeurs immersifs et la version 2.1 du logiciel HOLOPHONIX

Dans le cadre du salon international ISE (Integrated Systems Europe) qui s’est déroulé à Barcelone en janvier dernier, Amadeus a présenté les nouveaux processeurs HOLOPHONIX 128 et 64 (entrées et sorties à 96 kHz), ainsi qu’une nouvelle mise à jour logicielle (HOLOPHONIX 2.1).

Le système Holophonix repose sur la technique WFS (Wave Field Synthesis) qui permet de capter ou synthétiser un champ sonore en préservant les informations spatiales (distance et direction) des sources qui la composent. Cette approche permet de dépasser les limites des systèmes conventionnels en matière de fidélité de reproduction sur une large zone d’écoute. Alors que les techniques stéréophoniques conventionnelles ne peuvent être appréciées que depuis le centre du dispositif, l’holophonie a pour ambition de reconstruire un champ sonore dans lequel les auditeurs peuvent se déplacer en gardant une perception cohérente de la localisation des sources. “Au cours des derniers mois, nos principaux travaux de recherche se sont portés sur l’optimisation de l’algorithme de spatialisation WFS. Il figure en effet parmi les plus utilisés au sein des systèmes que nous déployons”, déclare Gaetan Byk, Président de la société Amadeus.

La nouvelle version du logiciel HOLOPHONIX 2.1 intègre une nouvelle méthode de calcul tridimensionnelle des valeurs de gain et de délai, un mode “Minimal Delay” et l’apparition du paramètre LSO (Large Stage Optimizer) conçu pour optimiser l’intelligibilité des spectateurs placés en proximité des haut-parleurs. “Nos utilisateurs peuvent désormais profiter des avantages de la WFS au sein de systèmes immersifs tridimensionnels ; les valeurs de gain et de délai sont maintenant calculées en temps réel, offrant ainsi une reproduction du champ sonore plus cohérente”, ajoute Thibaut Carpentier, chercheur à l’Ircam, développeur et directeur du projet SPAT. “Lorsque le paramètre Minimal Delay est désactivé, la WFS calcule les valeurs de niveau (gain) et de temps (délai) pour chacune des sources en fonction de sa position réelle par rapport aux haut-parleurs. Ainsi, déplacer une source au lointain du plateau, par exemple, augmentera le délai global et entraînera donc une latence perceptible. Un tel phénomène, naturel, peut être souhaitable lorsque nous sonorisons des sources acoustiques en mouvement au plateau et que nous souhaitons garder la même sensation de préséance entre les signaux acoustiques et ceux diffusés”, explique Adrien Zanni, chercheur-doctorant et développeur chez Amadeus. À l’inverse, “quand le paramètre Minimal Delay est activé, le bus calcule toujours les valeurs de gain et de délai, mais soustrait la distance au haut-parleur le plus proche, induisant une latence minimale”, poursuit-il. “Le paramètre LSO a initialement été développé pour la Cour d’Honneur du Festival d’Avignon. Il favorise une grande amélioration de l’intelligibilité pour les spectateurs installés en proximité du plateau, notamment ceux qui se trouvent à l’opposé des artistes sonorisés.”

Selon ce principe, si un spectateur est situé en bord de scène sur le côté cour, il ne percevra pas dans les enceintes le son d’un comédien situé à l’opposé (bord de scène côté jardin) et aura ainsi la sensation que le son provient directement du comédien.

HOLOPHONIX est également disponible en version native, compatible Mac OS. L’application propose 32, 64 ou 128 entrées, et est limité à 16 canaux de sortie physiques. Chaque paramètre du paramètre du processeur HOLOPHONIX peut être contrôlé via le protocole OSC (Open Sound Control). De plus, un pilote audio virtuel appelé HOLOPHONIX Bridge est disponible gratuitement, permettant un routage inter-applications sans latence supplémentaire, et donc une connexion directe avec presque tous les DAW comme Pro Tools, Nuendo, Ableton Live, Reaper, Logic, QLab, …

Nicolas Fandard

Après un bac scientifique et une expérience à l’université des sciences humaines et sociales, il part sur le terrain à la découverte des métiers techniques de la scène, puis obtiendra plus tard un diplôme de directeur technique et un master en culture et communication. Depuis 1995, il collabore au sein d'équipes techniques œuvrant dans le secteur du spectacle vivant. Il a successivement ou simultanément occupé les postes de technicien lumière, régisseur lumière, éclairagiste, régisseur général et directeur technique. Il occupe actuellement le poste de directeur technique-adjoint à l’EPIC du Domaine d’O (Montpellier) où il organise la mise en œuvre de différents événements culturels. Il s’intéresse à l’utilisation de la LED pour le spectacle vivant dès son apparition dans le domaine de l’éclairage scénique. En 2013, il s’implique dans le fonctionnement d’une nouvelle salle de spectacle uniquement équipée de projecteurs à source LED. Il cultive un esprit critique, tant sur le plan professionnel que personnel, en se préservant des croyances, des conformismes, et de toute pensée dogmatique.

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