Tout part du plateau
Un roman fleuve de Fiodor Dostoïevski de 1 200 pages qui nous plonge dans l’histoire politique et intellectuelle de la Russie du XIXe, un spectacle de 4 h 30 aux Ateliers Berthier qui nous propose une lecture contemporaine soulevant de nombreuses interrogations, c’est le pari audacieux de Sylvain Creuzevault et de sa troupe. Les Démons (librement inspiré du roman de Dostoïevski) est un spectacle physique et envolé où la question de la rupture entre les générations, la révolte, les idéologies, les droits de l’homme, la religion et Dieu est posée. Dans une scénographie foisonnante où la matière est le premier matériau, les acteurs manipulent, changent et l’espace est en perpétuelle transformation.

La force du collectif
Dans la démarche de Sylvain Creuzevault et sa troupe, le roman comme point de départ est un objet plus fixe que d’habitude. Après Baal dans ces mêmes Ateliers Berthier, Notre Terreur, Le Capital et son singe, Angelus Novus, la réflexion sur la révolution a toujours irrigué le travail de Creuzevault et





