Un opéra post-nucléaire
“11 mars 2011. Un tremblement de terre secoue la côte Est du Japon. Les vagues d’un tsunami frappent la côte et déclenchent une série d’accidents à la centrale nucléaire Fukushima.”
La scène s’ouvre sur un grand bassin rectangulaire occupant toute la scène. On entend un chien dont les aboiements se transforment en geignements, qu’accompagne une trompette plaintive. L’ensemble de douze musiciens et d’un quatuor vocal vient prendre place au lointain, sur des praticables installés dans le bassin, tandis que quatre solistes et deux comédiens s’installent à l’avant-scène.

“En même temps, au Centre culturel français de Tokyo a lieu la création d'une pièce orchestrale appelée Pas de lumière. Un concert à propos d'une catastrophe. Pendant le concert au sujet d'une catastrophe, une catastrophe a lieu.”
Un “thinkspiel”
C’est un néologisme imaginé par le compositeur Philippe Manoury, issu d’une contraction du verbe anglais





