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Danser la lumière, révéler le silence

Flexible Silence est la dernière pièce du chorégraphe et danseur Saburo Teshigawara, créée à Chaillot autour d’œuvres des compositeurs Toru Takemitsu et Olivier Messiaen. Une pièce inspirée par ces musiques, dont le chorégraphe propose de mettre en relief le silence : “Le son qui ne s’entend pas, le silence, coule dans la musique, et même après que la musique a cessé”.

Flexible Silence - Photo © Jean Couturier
Flexible Silence - Photo © Jean Couturier

L’univers du chorégraphe est complexe et raffiné, à l’image de la tradition japonaise, et empreint de spiritualité. Le plateau est nu mais déjà empli en fond de scène d’une installation d’instruments et d’objets, certains familiers, et d’autres, bien plus déroutants, comme les haut-parleurs des six claviers d’ondes Martenot, d’étranges formes en bois. La mise en lumière de ce dispositif est minimaliste et travaillée au cordeau pour limiter les lumières parasites : fixe et décolérée des lumières du spectacle, elle se fait oublier pour laisser le champ libre au jeu d’ombre et de lumière déployé sur le plateau par Saburo Teshigawara, qui, comme à son habitude, en plus de chorégraphier et danser, signe les lumières ainsi que

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