Un défi pour la Manufacture sonore
Vous connaissez le pont des Arts à Paris, cette passerelle initiée au début du XIXe, située entre l’Institut de France et le Louvre, avec une vue privilégiée sur l’Île Saint-Louis ? C’est un endroit exceptionnel, toujours émouvant à traverser. Il n’y a pas de circulation, ce qui permet d’apprécier d’autant plus la beauté de la Ville lumière. Mais pas de lumière pour la Nuit blanche 2016 !

Le pont plongé dans le noir nous emmène dans un monde féerique, envahi dès le coucher du soleil par les sons du fleuve, des murmures mystérieux où l’on croit deviner parfois des voix de sirènes par centaines derrière le grondement harmonique du ventre de la Seine. Parfois surgissent des monstres, des dragons liquides, à chaque passage de bateaux-mouches chargés de touristes, ou de sombres péniches charriant leurs marchandises. Parfois, entre les lames du plancher du pont, comme une passerelle





