“Les objets culturels ne peuvent pas être des objets de consommation”
Pour Bernard Stiegler, l'hyperconsommation a changé le rapport que nous entretenons avec l'art et la culture en remplaçant le désir par la pulsion. Le philosophe estime qu'il faut se saisir d'urgence des nouvelles technologies pour réinventer la figure de l'amateur. Mais aussi pour soutenir le développement d'une économie de la contribution basée sur la coopération et le partage des savoirs.

Une tâche à laquelle il s'attelle concrètement en tant que directeur de l'IRI (Institut de Recherche et d’Innovation) qu'il a créé en 2006 au sein du Centre Georges Pompidou, mais aussi via l'association Ars Industrialis, association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit.
Vous expliquez que le capitalisme contemporain est destructeur. Pour quelles raisons ce dernier serait-il plus délétère que le capitalisme du XIXe siècle, par exemple ?
Bernard Stiegler : Je ne dis pas que le capitalisme est





