Alain Français et son empreinte sonore
Invité à rencontrer Alain Français pour découvrir son installation sonore Learprint (empreinte sonore), je me retrouve dans les locaux de sa société De Préférence, située derrière l’aéroport d’Orly, dans des entrepôts tout en parpaings, pour écouter… un véritable orchestre symphonique ! Sur la grande mezzanine qui surplombe le stock de consoles son et autres matériels de sonorisation, le Requiem de Verdi débute très pianissimo. Posté à la place du chef d’orchestre, je perçois alors tous les instruments tant dans leurs timbres particuliers que dans leur spatialisation. Arrive le forte et tout l’espace vibre avec toute la puissance qui caractérise cette œuvre. Je descends au milieu des altistes, puis des cuivres et des percussions, j’entends tout pratiquement comme eux ! Et pourtant je ne gène personne, aucune fausse note due à mon intrusion car… il n’y a personne en fait ! Que des enceintes noires de toutes les tailles et de tous types, posées là comme des monolithes de l’Île de Pâques sur leurs supports blancs et profilés. Alain Français s’est amusé très sérieusement à reconstituer cet orchestre dans toute sa vérité, zone par zone, instrument par instrument, avec un réalisme qui l’étonne lui-même encore.





